Il suffit de le demander, gentiment

Il suffit de le demander clairement aussi.

Avant, la boîte aux lettres se remplissait de prospectus, de magazines publicitaires qui l’encombraient, avant de partir directement à la poubelle.

Depuis l’affichage de ce message « Ni prospectus ni publicité, merci » : il n’y en a plus. Ca, c’est la valeur ajoutée de ceux qui les distribuent.

Tout le monde est gagnant :

  • la boîte aux lettres ne contient que des courriers attendus,
  • les annonceurs ne gaspillent pas leur publications,
  • le processus de traitement des déchets est moins sollicité,
  • l’écologie de la planète s’en porte mieux.

Le message est gravé au laser sur une matière adhésive spéciale particulièrement résistante ; ce qui permet de faire des coins arrondis irréprochables et lui assure une grande longévité.

Ca c’est la valeur ajoutée de numerunique

Un porte-pique pour jouer debout

Voilà une commande originale qui illustre remarquablement bien le processus de réalisation de numerunique.

Cette commande a été soumise par un contrebassiste professionnel qui possédait déjà un porte-pique de numerunique (le modèle à quatre trous) dont ll était tout à fait satisfait tant qu’il jouait assis. Et puis il eut de plus en plus souvent à jouer debout…

D’où sa nouvelle demande pour un autre modèle utilisable sans attache et, idée aussi originale qu’ingénieuse, avec une « caisse de résonnance ».

C’est précisément la bonne manière de soumettre une demande à numerunique : un objectif clair et toute latitude pour y répondre.

La réponse a d’abord pris la forme d’images de synthèse présentant le projet :



La validation du projet aura été beaucoup plus simple que sa concrétisation.

Il est intéressant de souligner ici que la production d’objet assistée par ordinateur est finalement aussi rigoureuse qu’aléatoire. Rigoureuse car les consignes d’usinage sont précises, mathématiquement. Aléatoire car dès que l’on aborde le monde réel, on affronte les imprévus, les limites de précision des machines, les incidents, les particularités d’une pièce de bois qui est, par essence, unique, bref tout ce qui fait le charme d’une réalisation concrète.

Et la réalisation de ce projet fut particulièrement semée d’embûches.

A commencer par le prototype d’usinage, réalisé sur une chute de bois plus tendre, qui a échoué sur une panne de fraiseuse : la rotation de la broche s’est interrompue mais pas son déplacement. Ce qui donne un exemple d’arrachage de bois :

Avec une autre stratégie d’usinage la panne semblait surmontée et la fabrication reprise sur le bois choisi pour réaliser la pièce finale. Malheureusement, l’usinage échoua plus loin, toujours avec un arrêt de rotation de la broche avec poursuite du déplacement, en plus d’un décalage de position :

La fabrication fut reprise avec une autre machine. Et là, un ajustement de la position du capteur d’outil fit perdre la référence de position verticale avec pour conséquence un trou non voulu :

A la troisième reprise de la fabrication on aboutit enfin au résultat techniquement prévu :

Ce porte-pique pour jouer debout a été ensuite confié au contrebassiste pour une évaluation en situation d’usage : validé !

Cependant, la fabrication d’un tel objet est loin d’être triviale. On peut en avoir un aperçu sur ces vidéos d’usinage :

  • évidement de la « caisse de résonnance » :
  • finition de surface :

Au total, il faut plus d’une douzaine d’étapes et de nombreuses interventions manuelles pour produire ce porte-pique pour jouer debout. Ce qui en fait un objet relativement coûteux, totalement incompatible avec une production en masse.

 

 

Un porte-savon idéal

Pourquoi ce porte-savon est-il idéal  ?

Parce qu’il est, objectivement, :

  • en bois massif,
  • non verni,
  • imputrécible,
  • très résistant,
  • adapté à la taille du savon,
  • précisément adapté à la taille de l’espace disponible à l’emplacement prévu pour le poser,
  • unique.

Et en plus, mais là c’est subjectif, il est très beau.

C’est ça le principe des objets conçus et fabriqués par numerunique.

Quelles essences sont autorisées en contact alimentaire ?

Travailler le bois amène tôt ou tard à ce poser cette question existentielle dont on trouve une réponse sur le site de la DGCCRF :

Donc, en lecture directe, les essences que l’on peut utiliser pour tout type d’aliment sont :

  • chêne,
  • charme,
  • châtaignier,
  • frêne,
  • robinier,
  • Sapin,
  • Épicéa,
  • Douglas,
  • Pin Maritime,
  • Pin sylvestre,
  • Peuplier,
  • Hêtre,
  • Platane,
  • Tremble,
  • Aulne,
  • Olivier,
  • Bouleau.

Et pour les solides alimentaires :

  • noyer,
  • hêtre,
  • orme,
  • peuplier.

Cependant une lecture plus attentive laisse perplexe…

Le principe pour autoriser le contact d’une essence avec les aliments est simple : elle doit rester neutre.

Cependant, pour les innombrables autres essences on est dans l’impasse car « Il n’existe pas de procédure d’autorisation réglementaire pour l’utilisation d’essences de bois, en particulier exotiques, pour un contact avec des denrées alimentaires.« .

On relève par ailleurs deux incohérences dans les informations fournies par la DGCCRF.

La première est assez directe. Le peuplier et l’hêtre français sont autorisés uniquement pour le contact avec les aliments solides. Mais le Peuplier ou l’Hêtre européens sont autorisés pour tout type d’aliment. C’est sans doute parce qu’il s’écrivent avec une Majuscule lorsqu’il sont européens.

La deuxième incohérence est plus subtile. D’une part le règlement  « précise que les matériaux et objets mis ou destinés à être mis au contact des denrées alimentaires doivent être inertes vis-à-vis des denrées alimentaires. » et d’autre part le chêne est autorisé pour tout type d’aliment (et donc liquide). Et comme il est notoire de faire vieillir du vin dans des fûts de chêne pour lui donner une  saveur boisée…

Alors, pour se porter comme un charme, sans doute faut-il hêtre souple comme un peuplier sans se noyer dans les règlements qui frêne l’usage du bois ?

Avec 3 lettres de plus…

Quelle est la différence entre ces deux seuils de parquet en coin convexe ?

Trois lettres : CNC.

Celui de gauche est fait avec une scie sauteuse, une perceuse et une défonceuse.

Celui de droite aussi mais en utilisant en plus une fraiseuse CNC (Computer Numerical Control).

Et voilà le résultat en situation :

Bien entendu, ces objets n’existent pas dans le commerce industriel ; c’est tout l’intérêt de ce que numerunique peut faire avec 3 lettres de plus (et quelques compétences par ailleurs).

Un tiroir à épices

Ce projet là a mobilisé tout un arsenal de moyens.

Pour les parties en bois :

  • dégauchisseuse
  • raboteuse
  • scie circulaire sur table
  • fraiseuse numérique

Pour les parties métalliques :

  • cisaille électro-mécanique
  • découpe à jet d’eau
  • plieuse
  • cabine de sablage
  • cabine de peinture époxy
  • four

Pour l’intérieur :

  • découpe laser
  • imprimante UV

Parmi ces machines, accessibles au TechShop de Lille,  seules la dégauchisseuse, la cisaille, la plieuse et la cabine de sablage ne sont pas numériques !

Une demande avec deux consignes simples

Ce n’était pourtant pas l’objectif d’utiliser un maximum de machines mais c’est une conséquence des contraintes induites par la demande. Celle-ci était simple (en apparence), avec seulement deux consignes :

  1. mettre les épices à l’abri de la lumière dans ce coin là :
  2. utiliser l’exceptionnel plateau de bois massif en bois serpent :
    avant dégauchissage :

    et après :
    .

Cette demande à deux consignes est un excellent exemple de l’étape « inspiration » décrite dans le processus de commande : ce à quoi on veut aboutir.

La deuxième consigne est facile à satisfaire.  La première l’est beaucoup moins et c’est elle qui va entraîner le recours à de nombreux matériaux et donc la mise en œuvre de multiples techniques sur de nombreuses machines.

La forme globale du tiroir et sa position dans l’emplacement voulu était facile à inventer, autour de coulisses de tiroir classiques, elles seules achetées toutes faites.

Deux contraintes mécaniques complexes

Prévenir la déformation du bloc tiroir

Les tiroirs à épices existent déjà dans le commerce industriel mais la particularité de celui-là est d’être suspendu sur un seul coté du tiroir ; ce qui créé des contraintes asymétriques avec un risque de gauchissement qui bloquerait l’ouverture du tiroir.

D’où le recours à des renforts métalliques, usinés avec précision par une découpe numérique. On aperçoit l’un de ses renfort sur les bords du cadre lorsque le tiroir est ouvert :

Mais il y en a aussi dans les cadres et entre la face avant et le fond mobile du tiroir.

Permettre une fermeture sans faille

En effet,  indépendamment du maintien de la structure du corps du meuble, il faut contrôler la parfaite orthogonalité de la façade avant par rapport au fond du tiroir pour une fermeture sans bâillement.

Assurer une fixation stable

La fixation du tiroir à l’emplacement voulu nécessitait une stratégie particulière du fait de l’accessibilité limitée et du décalage à faire pour passer à coté de la plainte d’angle sur le coin du mur.

La solution choisie est un cadre en bois, léger et facile à fixer au mur indépendamment et disposant de 3 écrous saillants sur lesquels vient se fixer le tiroir par l’intermédiaire des renforts métalliques du corps du tiroir.

Création et usinage des structures métalliques

Bien entendu, tous ces renforts métalliques ne sont pas disponibles en magasin. Ils ont donc été tout spécialement découpés dans une tôle en acier par une découpe à jet d’eau contrôlée par ordinateur, puis ensuite classiquement sablés et laqués pour une finition aussi parfaite que celle des coulisses du tiroir.

Les renforts qui assurent l’orthogonalité de la face avant du tiroir par rapport au fond ont en plus été pliés à 90º, avant d’être sablés.

L’avantage de cette fabrication numérique des renforts et de disposer des dimensions exactes pour fraiser précisément les encoches dans lesquelles elles s’inscrivent dans le bois.

Fabrication des étagères intérieures

Le fond mobile du tiroir, le dessous et le dessus du corps ont aussi été évidés par un fraisage numérique pour alléger le poids de l’ensemble. La même démarche de recherche de légèreté a été appliquée pour la conception et la fabrication des étagères intérieures.

Cette structure interne est découpée au laser dans un  plastic transparent (polyméthacrylate de méthyle). Une photo d’un marché aux épices de Porto est imprimée sur son fond avant l’assemblage.

Un meuble exceptionnel

Le résultat est parfaitement fonctionnel mais surtout exceptionnel, autant par la planche de bois massif aux motifs improbables que par sa réalisation sans équivalent commercial.

L’ensemble représente une belle illustration de la capacité de numerunique à appliquer les bénéfices d’un traitement numérique dans un large éventail de domaines et moyens.

Une poignée spéciale pour poncer les ronds-prénoms

A quoi peut bien servir ce truc ?

A ça (poncer des ronds-prénoms) :

Et comme on peut le voir sur le dessus de la ponceuse à bande, c’est une nécessité pour la sauvegarde des doigts de l’artiste !

La poignée est conçue pour pincer automatiquement le rond : plus on appuie, plus ça serre (et ça sert). C’est tellement efficace que l’on pourrait en poncer des centaines sans s’en lasser ! En fait on se surprend à constater que l’on a déjà tout poncé C’est simple mais encore fallait-il y penser 🙂

C’est plus facile à démontrer par une petite vidéo : https://youtu.be/cP0hQve7isY que par un long discours…

Pour une fois, le projet a abouti du premier coup, sans prototype ni adaptation. C’est rarissime.

 

Un support pour une Gyroroue

Numerunique utilise une gyroroue depuis près de trois ans comme véhicule de fonction. C’est très commode pour les déplacements mais, de retour au siège social, cela ne tient pas tout seul debout à l’arrêt.

La solution ?

La fabrication d’un support tout juste adapté, ici dans sa première version « produit fini » :

La gyroroue y rentre presque toute seule, sans qu’il soit nécessaire de la soulever et en ressort de même :

Une première version de ce support, moins esthétique, avait été réalisée auparavant en attendant l’opportunité d’une motivation pour passer du simple et utile à l’utile et agréable.

Le principe est le même entre les deux versions du support mais la comparaison s’arrête là.

La différence la plus spectaculaire est le remplacement du vulgaire lamellé-collé en pin par un magnifique bois serpent massif. On peut aussi facilement voir que le profil des traverses qui soutiennent la roue a été complètement revu, et pas seulement pour l’arrondi de ses arrêtes.

L’ajustement des dimensions et l’amélioration de l’usinage par la fraiseuse numérique sont plus discrets.

Quant au recours aux cales de positionnement et de bridages usinées en aluminium, il est complètement invisible. Et pourtant cette technique est primordiale pour assurer la parfaite symétrie du support indispensable à son fonctionnement et très utile pour optimiser l’usage du bois brut, l’économie d’usure des fraises et les temps de fabrications.

C’est comme pour les icebergs ; on en voir qu’un aperçu.

Des ronds-prénoms© pour sauver la planète

A quoi ressemble une table de cuisine à la fin de la journée ? Souvent à ça :

A part, qu’en plus, les verres sont sales.

En effet, après avoir bu un verre d’eau, on laisse souvent son verre sur la table pour le réutiliser plus tard. Après tout, on ne salit pas un verre juste pour avoir bu un verre d’eau tout de même.

Seulement voilà, plus tard, on retrouve d’autres verres laissés là pour les mêmes raisons. Mais autant on veut bien reprendre son propre verre pour y boire à nouveau, autant on préfère prendre un verre propre plutôt que de boire dans le verre d’un autre… Alors on salit un verre de plus, un verre en trop.

Et c’est pour cela que numerunique propose des ronds-prénoms©, aboutissement de longs mois de recherche et développement. Il s’agit de petits disques en bois massif, ornementés d’un beau prénom, par exemple en hêtre, c’est encore mieux pour le bien-être :

Evidemment, on aurait un prénom à la place de « numerunique », quoique le concept autorise toutes sortes de moyens d’identification, pourvu que chacun s’y retrouve. Disons que le plus logique est d’avoir autant de ronds-prénoms que de personnes qui partagent la même table pour y laisser ses verres. Pour les invités, on peut prévoir des identifiants compatibles, des noms de fleur, de montagne ou de musicien célèbre, par exemples.

A noter que le prénom (ou tout autre mention) est inscrit, en rond, sur la périphérie du disque. C’est ce qui permet d’identifier le disque même lorsqu’il y a un verre dessus.

Et alors, à la fin de la journée, on a ça :

A part, qu’en plus, c’est mieux rangé.

Car en bonus, les ronds-prénoms peuvent servir de plan de table ou permettre à chacun de réserver sa place préférée…

Et la planète dans tout ça ? Et bien si on salit moins de verre, on économise l’eau et on préserve l’énergie gaspillée à laver les verres superflus. Mais si c’est important pour la planète !