Le bit 3D en loupe d’orme

Pour mémoire, l’image précédente de la page d’acceuil de numerunique.art était celle-ci :

Ce bit 3D était alors une vue de l’esprit correspondant pourtant à un objet bien réel et d’ailleurs facile à réaliser avec une imprimante 3D.

Le faire en bois était un défi intéressant et qui concrétise encore plus cet objet numérique. Le choix de la loupe d’orme s’est imposé pour mettre davantage en valeur sa qualité d’obet unique.

L’image de la page d’accueil est maintenant  celle-ci :

Un porte-clef d’hôtel en bois

Les porte-clefs d’hôtel sont conçus pour qu’on ne les emporte pas. Et pourtant, il se trouve encore des clients distraits qui les gardent dans leur poche en quittant l’hôtel, indifférents à leur poids et leur encombrement. Et parmi ces clients distraits, il s’en trouve des indélicats qui ne prennent pas la peine de les renvoyer à l’hôtel, comme si on ne pouvait pas savoir qui a pris ce porte-clés !

L’hôtelier doit alors trouver une solution palliative, comme par exemple :

Et c’est ça qui a inspiré numerunique :

Trimorp ?

Le trimorp est un jeu de morpion qui se joue à trois (d’où son nom).

La boîte

La toute première version de ce jeu est cachée dans une petite boîte énigmatique, la première de numerunique à être équipée d’une fermeture magnétique.

Le plateau de jeu

Le plateau de jeu ressemble à une grille d’aération mais si on l’observe plus attentivement, elle comporte précisément 81 trous et ce n’est pas par hasard. En effet ce nombre doit remplir les conditions suivantes :

  • être un multiple de 3 puisqu’il y a 3 joueurs et que chacun doit avoir le même nombre de pions,
  • être le carré d’un nombre entier (n) pour pouvoir être réparti en n lignes de n colonnes,
  • être suffisamment grand pour que la partie soit intéressante,
  • être suffisamment petit pour tenir dans la boîte prévue pour que le jeu soit facilement transportable.

Toutes ces conditions impliquent le nombre 81.

Les pions

Il y a donc 81 pions de 3 types différents, soit 27 pions par joueur. On les distingue par une couleur différente pour qu’ils soient facilement identifiables et par une forme différente pour qu’ils le soient aussi par un daltonien.

La règle

Elle est simple.

Chacun des joueurs choisit un type de pion différent selon une stratégie à convenir entre les 3 joueurs. En fait, la partie de trimorp commence dès cette étape préliminaire.

Celui qui a choisi les carrés blancs joue le premier, suivi par celui qui a choisi les ronds gris et enfin celui qui a du prendre les hexagones noirs.

Chaque joueur met chacun à son tour un de ses pions dans un trou (libre) de son choix.

Le premier joueur qui aligne 5 de ses pions dans l’une des 4 directions (horizontale, verticale, diagonale ou l’autre diagonale) a gagné.

Il est bien entendu tout à fait autorisé de parler pendant la partie, c’est même nécessaire (et recommandé) notamment pour négocier des alliances (éphémères) entre joueurs, surtout contre celui qui pourrait gagner sinon.

Si tous les trous sont remplis sans qu’aucun joueur ait réussi à aligner 5 pions, le vainqueur est par ordre de préférence, celui qui a :

  1. le plus de séries de 4 pions alignés,
  2. (si les 3 joueurs sont ex-aequo selon la règle 1) le plus de séries de 3 pions alignés,
  3. (si les 3 joueurs sont ex-aequo selon la règle 1 et 2) le plus de séries de 2 pions alignés,
  4. (si les 3 joueurs sont ex-aequo selon la règle 1, 2 et 3) ouvert la boîte du jeu en premier.

Il est raisonablement prévu que le recours à l’application de la dernière règle soit exceptionnel, d’autant que le décompte précis des séries d’alignement de 4, 3 ou 2 pions doit être particulièrement fastidieux !

Un exemple

Dans la photo de fin de partie suivante, c’est le joueur noir qui a gagné.

Un simple porte-savon

Et un porte savon simple également :

Celui-ci est en liège, tout simplement. Ce qui ne l’empêche pas de remplir les principales fonctions attendues d’un porte-savon.

  • stabiliser le savon,
  • permettre d’aérer le dessous du savon pour que celui-ci ne macère pas,
  • être résistant à l’eau et l’humidité,
  • être décoratif.

Et avec un savon, cela donne :

L’hexacop : un dessous de plat révolutionnaire

numerunique commence 2020 avec une nouvelle création : l’hexacop, un dessous de plat révolutionnaire !

  • Hexa car il est construit sur la base d’un hexagone.
  • Cop car il est composés d’éléments qui coopèrent, chacun étant par ailleurs sans grand intérêt pris isolément.
  • Révolutionnaire car ces éléments, tous identiques, s’assemblent (sans colle ni clou ni vis) dans une révolution autour de son axe vertical central.

L’image ci-dessous révèle les dessous de l’hexacop :

Et la suivante montre les éléments séparés :

Cette innovation apporte un avantage inattendu, découvert lors de son utilisation : il favorise l’inclinaison (volontaire) du plat dans l’une ou l’autre des trois directions opposées aux pieds. Ce qui se révèle très pratique pour finir la soupe dans la soupière ou récupérer la sauce du plat posé dessus.

Ce premier hexacop est mono hexagone mais le concept peut se généraliser à de multiples hexagones coopératifs au moyen d’un ajustement dans la symétrie et d’une subtilité dans la forme des composants. La figure suivante en illustre et démontre le concept :

Cette technique d’assemblage ouvre par ailleurs la perspective de la réalisation d’une structure d’une surface importante au moyen d’éléments de taille proportionnellement très réduite…

Plexi-bois : le meilleur des deux mondes

C’est un support pour pinces. C’est utile pour les ranger et pouvoir choisir la bonne pince facilement lors d’un changement de fraise.

C’est surtout un prétexte pour illustrer un concept : le mélange des genres, celui du bois et du verre acrylique (Poly méthacrylate de méthyle). Il y a aussi un peu d’inox pour solidariser l’ensemble.

Le bois apporte le coté chaleureux. Ici c’est de l’orme. Mais il est long et complexe à usiner lorsque l’on veut en maîtriser l’exactitude (numérique) de la forme.

Le plexiglas est par contre très facile et rapide à travailler pour un résultat d’aspect irréprochable quoiqu’un peu froid.

Les deux ensembles se valorisent l’un et l’autre.

 

 

Il suffit de le demander, gentiment

Il suffit de le demander clairement aussi.

Avant, la boîte aux lettres se remplissait de prospectus, de magazines publicitaires qui l’encombraient, avant de partir directement à la poubelle.

Depuis l’affichage de ce message « Ni prospectus ni publicité, merci » : il n’y en a plus. Ca, c’est la valeur ajoutée de ceux qui les distribuent.

Tout le monde est gagnant :

  • la boîte aux lettres ne contient que des courriers attendus,
  • les annonceurs ne gaspillent pas leur publications,
  • le processus de traitement des déchets est moins sollicité,
  • l’écologie de la planète s’en porte mieux.

Le message est gravé au laser sur une matière adhésive spéciale particulièrement résistante ; ce qui permet de faire des coins arrondis irréprochables et lui assure une grande longévité.

Ca c’est la valeur ajoutée de numerunique

Un porte-pique pour jouer debout

Voilà une commande originale qui illustre remarquablement bien le processus de réalisation de numerunique.

Cette commande a été soumise par un contrebassiste professionnel qui possédait déjà un porte-pique de numerunique (le modèle à quatre trous) dont ll était tout à fait satisfait tant qu’il jouait assis. Et puis il eut de plus en plus souvent à jouer debout…

D’où sa nouvelle demande pour un autre modèle utilisable sans attache et, idée aussi originale qu’ingénieuse, avec une « caisse de résonnance ».

C’est précisément la bonne manière de soumettre une demande à numerunique : un objectif clair et toute latitude pour y répondre.

La réponse a d’abord pris la forme d’images de synthèse présentant le projet :



La validation du projet aura été beaucoup plus simple que sa concrétisation.

Il est intéressant de souligner ici que la production d’objet assistée par ordinateur est finalement aussi rigoureuse qu’aléatoire. Rigoureuse car les consignes d’usinage sont précises, mathématiquement. Aléatoire car dès que l’on aborde le monde réel, on affronte les imprévus, les limites de précision des machines, les incidents, les particularités d’une pièce de bois qui est, par essence, unique, bref tout ce qui fait le charme d’une réalisation concrète.

Et la réalisation de ce projet fut particulièrement semée d’embûches.

A commencer par le prototype d’usinage, réalisé sur une chute de bois plus tendre, qui a échoué sur une panne de fraiseuse : la rotation de la broche s’est interrompue mais pas son déplacement. Ce qui donne un exemple d’arrachage de bois :

Avec une autre stratégie d’usinage la panne semblait surmontée et la fabrication reprise sur le bois choisi pour réaliser la pièce finale. Malheureusement, l’usinage échoua plus loin, toujours avec un arrêt de rotation de la broche avec poursuite du déplacement, en plus d’un décalage de position :

La fabrication fut reprise avec une autre machine. Et là, un ajustement de la position du capteur d’outil fit perdre la référence de position verticale avec pour conséquence un trou non voulu :

A la troisième reprise de la fabrication on aboutit enfin au résultat techniquement prévu :

Ce porte-pique pour jouer debout a été ensuite confié au contrebassiste pour une évaluation en situation d’usage : validé !

Cependant, la fabrication d’un tel objet est loin d’être triviale. On peut en avoir un aperçu sur ces vidéos d’usinage :

  • évidement de la « caisse de résonnance » :
  • finition de surface :

Au total, il faut plus d’une douzaine d’étapes et de nombreuses interventions manuelles pour produire ce porte-pique pour jouer debout. Ce qui en fait un objet relativement coûteux, totalement incompatible avec une production en masse.

 

 

Un porte-savon idéal

Pourquoi ce porte-savon est-il idéal  ?

Parce qu’il est, objectivement, :

  • en bois massif,
  • non verni,
  • imputrécible,
  • très résistant,
  • adapté à la taille du savon,
  • précisément adapté à la taille de l’espace disponible à l’emplacement prévu pour le poser,
  • unique.

Et en plus, mais là c’est subjectif, il est très beau.

C’est ça le principe des objets conçus et fabriqués par numerunique.

Quelles essences sont autorisées en contact alimentaire ?

Travailler le bois amène tôt ou tard à ce poser cette question existentielle dont on trouve une réponse sur le site de la DGCCRF :

Donc, en lecture directe, les essences que l’on peut utiliser pour tout type d’aliment sont :

  • chêne,
  • charme,
  • châtaignier,
  • frêne,
  • robinier,
  • Sapin,
  • Épicéa,
  • Douglas,
  • Pin Maritime,
  • Pin sylvestre,
  • Peuplier,
  • Hêtre,
  • Platane,
  • Tremble,
  • Aulne,
  • Olivier,
  • Bouleau.

Et pour les solides alimentaires :

  • noyer,
  • hêtre,
  • orme,
  • peuplier.

Cependant une lecture plus attentive laisse perplexe…

Le principe pour autoriser le contact d’une essence avec les aliments est simple : elle doit rester neutre.

Cependant, pour les innombrables autres essences on est dans l’impasse car « Il n’existe pas de procédure d’autorisation réglementaire pour l’utilisation d’essences de bois, en particulier exotiques, pour un contact avec des denrées alimentaires.« .

On relève par ailleurs deux incohérences dans les informations fournies par la DGCCRF.

La première est assez directe. Le peuplier et l’hêtre français sont autorisés uniquement pour le contact avec les aliments solides. Mais le Peuplier ou l’Hêtre européens sont autorisés pour tout type d’aliment. C’est sans doute parce qu’il s’écrivent avec une Majuscule lorsqu’il sont européens.

La deuxième incohérence est plus subtile. D’une part le règlement  « précise que les matériaux et objets mis ou destinés à être mis au contact des denrées alimentaires doivent être inertes vis-à-vis des denrées alimentaires. » et d’autre part le chêne est autorisé pour tout type d’aliment (et donc liquide). Et comme il est notoire de faire vieillir du vin dans des fûts de chêne pour lui donner une  saveur boisée…

Alors, pour se porter comme un charme, sans doute faut-il hêtre souple comme un peuplier sans se noyer dans les règlements qui frêne l’usage du bois ?